La participation des infirmières aux soins primaires dans six pays européens en Ontario et au Québec

Publié le par ISPMS

La participation des infirmières aux soins primaires dans six pays européens en Ontario et au Québec
Yann Bourgueil, Anna Marek, Julien Mousquès
En France, la diminution attendue du nombre de médecins et les tensions d’ores et déjà perceptibles dans leur répartition sur le territoire ont conduit à s’interroger sur le partage des tâches entre professionnels, ce que d’autres pays, confrontés à une situation équivalente, ont déjà été amenés à mettre en œuvre.

L’évolution des modes d’organisation et de répartition de l’activité des différents professionnels peut en effet apporter des éléments de réponse aux problèmes de démographie médicale : l’extension des compétences, la création de nouvelles qualifications, voire de nouveaux métiers, sont autant de pistes débattues et explorées dans le cadre d’expérimentations de coopération entre professions de santé.

L’objet de cette étude est d’examiner la façon dont d’autres pays, notamment en Europe, définissent les rôles et les compétences des professionnels de santé, et notamment des infirmières. Elle concerne le secteur des soins ambulatoires, ailleurs dénommé soins primaires, concept qui renvoie à la fois aux notions d’accessibilité, de premier recours et de permanence des soins, sans que le contenu de ces derniers soit forcément précisé. Ce secteur des soins ambulatoires paraît le plus concerné à terme par des évolutions potentielles, en raison de l’exigence de proximité qu’il suppose et des marges de manœuvre qu’il recèle. C’est en effet en grande partie dans ce secteur que peuvent se développer les soins de prévention et d’éducation à la santé ou de nouvelles fonctions comme les activités de coordination des soins.

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Publié dans Les ISP ont la parole.

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