journée mondiale sans tabac du 31 mai
| TITRE : | Les professionnels de santé appelés à se mobiliser pour la journée mondiale sans tabac du 31 mai |
| (par Hélène MAUDUIT) PARIS, 3 mai (APM) - Les professionnels de santé sont appelés à se mobiliser pour la journée mondiale sans tabac du 31 mai 2005, comme principaux relais d'information sur les stratégies d'aide à l'arrêt du tabagisme, a-t-on appris auprès de plusieurs organisations. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi comme thème cette année "professionnels de santé et contrôle du tabac". En France, plusieurs actions sont menées de concert, du lancement d'une pétition auprès des professionnels de santé à un colloque sur le rôle des soignants dans le sevrage tabagique. L'Alliance contre le tabac, union des associations françaises de lutte contre le tabagisme présidé par le Pr Gérard Dubois, a lancé mardi une pétition des professionnels de santé pour demander au ministre de la Santé des mesures concrètes pour favoriser l'arrêt du tabac : "accès simple et facile au sevrage tabagique chez les fumeurs", "protection totale des non fumeurs contre la fumée du tabac", et mise en oeuvre de la convention cadre OMS sur la prévention du tabac. La pétition est lancée dans les 25 pays de l'Union européenne par le Réseau européen de prévention du tabagisme (ENSP), dans lequel l'Alliance représente les associations françaises, avec pour objectif de remettre les pétitions signées aux 25 ministres de la santé la semaine précédant la journée mondiale. "Les courbes de mortalités par maladies cardio-vasculaires et par cancers du poumon montrent l'efficacité du contrôle du tabagisme", souligne le responsable de l'action, le Pr Bertrand Dautzenberg, vice-président de l'Alliance, dans un communiqué. En France, "les bénéfices de la baisse du tabagisme sont déjà apparents mais beaucoup reste à faire pour venir à bout de ce fléau qui tue 650.000 Européens par an et augmente de façon beaucoup plus considérable le risque de maladie". "La signature de cette lettre est importante dans tous les pays européens mais l'est particulièrement en France car, après le succès remportés en 2003 et début 2004 dans la lutte contre le tabagisme, la décroissance de la consommation s'essouffle". L'Alliance, qui contacte professionnels et organismes de santé, insiste sur deux difficultés françaises, les restaurants enfumés et la difficulté d'accès à l'arrêt du tabac (consultations et produits d'aide). OPERATION D'ARRET DU TABAC DANS 150 HOPITAUX EN MAI De son côté, le Réseau hôpital sans tabac (RHST) mène, pour la troisième année consécutive, au cours du mois de mai l'opération "ce mois-ci j'arrête de fumer" dans 150 établissements de santé volontaires, en mettant l'accent sur l'arrêt du tabagisme chez les étudiants infirmiers et des écoles de sages femmes et de puériculture, a annoncé à l'APM Jean-Patrick Deberdt, directeur des programmes du RHST. Les deux premières éditions ont remporté un succès important, puisque plus de 12.000 personnes (médecins, soignants, personnels administratifs et techniques) dans 300 établissements ont bénéficié d'une aide au sevrage, souligne-t-il. En 2005, le RHST a demandé à ce que 30% des places soient réservés aux étudiants futurs professionnels de santé. L'opération est fondée sur le volontariat du directeur d'établissement, du médecin tabacologue ou du médecin du travail et du personnel qui bénéficiera de l'aide au sevrage. Pendant ce mois, le personnel aura un suivi médical gratuit et des patches nicotoniques gratuits. Chaque établissement est par ailleurs doté d'un testeur de monoxyde de carbone expiré (CO testeur), outil permettant une évaluation immédiate par le fumeur de son intoxication tabagique. L'opération se déroule en trois temps courant mai avec les personnels s'étant portés volontaires pour le sevrage : première réunion d'information sur le sevrage, mesure de CO expiré et test de Fagerström, proposition de consultation individuelle pour les personnes les plus dépendantes ; réunion à mi-parcours avec deuxième mesure de CO, conseils et détection des personnes en difficulté; réunion à la fin du mois avec bilan (échecs et enseignements tirés). Au troisième mois suivant la fin du sevrage, soit début septembre, une évaluation des résultats de l'opération est réalisée. Début avril, le RHST a aussi amorcé la diffusion de 100.000 affiches dans 2.500 établissements pour le respect de l'interdiction de fumer à l'hôpital (par paquet de 25, 50 ou 75, selon la taille de l'établissement). Sous la forme d'un tableau classique de contrôle de l'acuité visuelle (avec des lettres de taille décroissante), l'affiche proclame "On ne fume pas à l'hôpital". Cette opération a été précédée par l'envoi, en janvier, d'une plaquette d'information sur le respect de la loi Evin à tous les établissements de santé, souligne Jean-Patrick Deberdt. JOURNEE "PROFESSIONNELS DE SANTE ET TABAGISME" AU PALAIS DES CONGRES L'événement français du 31 mai sera les rencontres, organisées au Palais des congrès de Paris par le Réseau hôpital sans tabac (RHST), en partenariat avec la Fédération hospitalière de France (FHF) et le ministère de la Santé, sur "professionnels de santé et tabagisme", au cours desquelles Philippe Douste-Blazy devrait intervenir. Cette journée, entièrement gratuite, a une forte connotation hospitalière mais le RHST a ouvert les débats à tous les professionnels de santé, avec deux ateliers spécifiques pour professionnels de ville, consacrés au sevrage tabagique en médecine générale et aux conseils des pharmaciens sur l'utilisation des substituts nicotiniques, a indiqué Jean-Patrick Deberdt. "Nous voulons que cette journée serve à fournir des repères pratiques et à exposer les expériences déjà menées", souligne-t-il. A cette occasion, le RHST donnera les résultats de l'autoévaluation des établissements publics et privés de santé dans la lutte contre le tabagisme. Ce questionnaire d'une trentaine d'items, réalisable en ligne sur le site du RHST (www.hopitalsanstabac.org), permet d'évaluer son score sur 102 points, afin d'identifier les priorités pour la réalisation du plan stratégique de réduction du tabagisme. "Huit fiches sont annexées et chaque hôpital en choisit 2 ou 3 à réaliser dans l'année. En 3 ans, un établissement doit pouvoir avoir mis en place l'essentiel de cette stratégie", estime-t-il. hm/av/APM polsan HMIE3002 03/05/2005 14:32 ACTU |
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